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Qui finance le spectacle vivant ?

Dans Telerama, Emmanuelle Bouchez analyse les limites du modèle de financement public du spectacle vivant. Une enquête menée auprès de 331 structures par le Syndeac le révèle : pour la première fois, en 2016, toutes tutelles publiques confondues, les aides baissent de 0,3 %.

Depuis André Malraux, depuis Jack Lang, l’exception culturelle française dans le spectacle vivant rime avec subventions publiques. L’argent de l’Etat et celui des collectivités territoriales l’ont toujours soutenu dans son développement : 38 Centres dramatiques nationaux, 19 Centres chorégraphiques nationaux, 70 Scènes nationales, 20 pôles nationaux rue ou cirque, 13 orchestres permanents, 243 ensembles musicaux, 2 656 compagnies ! Mais la subvention publique (allouée au fonctionnement : charges fixes, création et action culturelle) s’essouffle.

Une enquête menée auprès de 331 structures par le Syndeac (Syndicat des entreprises culturelles et artistiques subventionnées) — dont nous rendons compte ici — le révèle : pour la première fois, en 2016, toutes tutelles publiques confondues, les aides baissent de 0,3 %. Avec un décrochage (- 3 %) plus marqué des départements, débordés par leurs missions sociales — certains baissent beaucoup (Yvelines, Seine-et-Marne), d’autres, comme l’Allier, ont carrément renoncé à soutenir le spectacle vivant —, et des Régions (- 1 %), dont la fusion en cours et les changements politiques — Auvergne-Rhône-Alpes en particulier — brouillent les engagements. Le Nord-Picardie, porté par Xavier Bertrand, excepté.(…)

http://www.telerama.fr/scenes/le-spectacle-vivant-a-bout-de-sous,143437.php

L’enquête du ­Syndeac montre que le soutien de l’Etat, un tiers des subventions à lui seul, ne faiblit pas. Il vient de consolider, pour 2016, 12 millions d’euros de mesures en faveur des compagnies indépendantes — souvent laissées de côté, 81 % des subsides publics étant absorbés par les théâtres et les scènes labellisés. Villes et communautés d’agglomérations restent les principaux financeurs — 41 % des subventions totales —, mais ce chiffre masque les coupes brutales dans certaines villes ­(Grenoble, Avignon…).

Trente ans après le grand élan décentralisateur, le modèle des financements croisés Etat/collectivités territoriales bat de l’aile. La baisse historique qu’a connue le budget global du ministère de la Culture en 2013 et 2014 a sans doute donné le signal : quand leur budget craque, les collectivités abandonnent désormais la culture, sans se soucier du projet commun. Mais l’Etat tente de ressouder les maillons : sur une idée de Fleur Pellerin, 60 pactes triennaux ont été signés avec les partenaires ­locaux. Audrey Azoulay préfère, elle, le dialogue au cas par cas. Parfois, ça marche.

7/6/16

       

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Présidente de la MCH

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