La mort du chanteur Jimmy Cliff, venu en Juin 1984 au Havre
Souvenez-vous de Juin dans la rue : AVEC JIMMY CLIFF année 1984.
Monument de la musique jamaïcaine, Jimmy Cliff est mort le 24 novembre, à 81 ans, des suites d’une crise d’épilepsie et d’une pneumonie, a annoncé son épouse. Avant Bob Marley, il avait popularisé le reggae en dehors de la Jamaïque grâce à ses premiers tubes, Many Rivers to Cross, en 1969, et The Harder They Come, en 1972, titre d’une chanson et d’un film de Perry Henzell, dont il incarna le personnage principal, faisant de lui la première star internationale du genre. Avec Reggae Night (1983), il maintiendra son statut de star.
Qui se souvient de « Juin dans la rue » ?
Les Clec (centres de loisirs et d’échanges culturels) du Havre ces structures municipales d’activités culturelles accessibles à toute la population organisaient la grande manifestation populaire de Juin dans la rue.
« Les premiers clec ont vu le jour en 1971 et le dernier a fermé en 1995. Le comité de gestion élu gérait l’association. La Ville mettait à disposition des animateurs professionnels et parfois de haut niveau. Toute la population pouvait y venir et participer gratuitement à des activités culturelles comme le laboratoire photo, le théâtre, les ateliers couture, la poterie, le cinéma ou encore des rencontres avec des artistes comme Juliette Gréco, Marie-Paule Belle ou encore Michel Fugain. Les clec étaient aussi l’épine dorsale de Juin dans la rue, une manifestation qui rassemblait tous les Havrais », raconte Jacques Defortescu.
Juin dans la rue, c’est aussi le concert de Johnny Clegg en 1988 pour la libération de Nelson Mandela qui avait rassemblé plus de 70 000 personnes à la Porte océane. Jimmy Cliff avait su, lui aussi, en 1984, transporter les foules. (Paris Normandie)
Dans Le Monde :
Après bien des déboires, Jimmy Cliff, qui a choisi son nom d’artiste à cause des « falaises » (cliff, en anglais) qu’il allait devoir franchir dans sa carrière, écrit en 1969 Many Rivers to Cross, une incantation presque religieuse sur l’accumulation des difficultés, des frustrations… Après l’Angleterre, il part vivre six mois au Brésil et dédie au pays cosmopolite et métis Wonderful World, Beautiful People, que l’on retrouve sur son deuxième album, Jimmy Cliff, ainsi qu’une chanson pacifiste, Vietnam, où une mère lit le télégramme qui lui annonce la mort de son fils. Bob Dylan affirme alors que ce reggae est « la meilleure protest song de l’époque ». 24 novembre 2025
L’auteur de Many Rivers to Cross, chanson qui décrit en douceur la difficulté du combat pour la vie, affirmait : « Le reggae est la vie. Le sexe est la vie, l’amour est la vie, et le combat aussi. Cette musique est née du ghetto, où chaque jour plus qu’ailleurs encore il faut manger, travailler. »








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