“Une vie sans aucun regret”

Tel est le slogan des jeunes antifascistes d’un des premiers films de Kurosawa “Je ne regrette rien de ma jeunesse” vu hier soir au Studio.
Des évènements auxquels nos études hélas ne nous ont pas familiarisés.
Dans les années 30 et jusqu’en 1945, une opposition au régime autoritaire japonais, une résistance aux thèses militaristes, un espoir de changement de société, voilà ce que Noge et Yukie incarnent.
Si ce combat est presque perdu d’avance avant la guerre, c’est le temps qui donnera raison à ces jeunes gens et à leur professeur : Kurosawa donne du temps au temps !
Le personnage féminin en particulier porte les aspirations de cette jeunesse, passer de l’insouciance traditionnelle, de son obéissance et de sa passivité, à la réflexion et à l’action : soutenue par son père, “La liberté est le fruit d’un combat”, Yukie s’émancipe et trouve sa propre voix(voie). Si l’action est collective, elle est également individuelle, sur soi-même, et avec ses proches comme Yukie, sans discours mais en travaillant avec courage, dans la pauvre famille de paysans humiliés que sont les parents du “traître” Noge.
On retient ce beau travelling sur la course des jeunes étudiants montant sur le mont Yoshida et les plans rapprochés sur une héroïne qui dépasse le stéréotype pour devenir un être humain. I.Royer
 
“Très nombreuse assistance hier soir pour la première séance du cycle Kurosawa animé par Youri Deschamps : il s’agissait en effet de faire une découverte. Je ne regrette rien un film de 1946 –  n’avait jamais été diffusé en salle !

Cette fresque politique et intime déploie sur douze ans – de 1933 à 1945 – la vie de Yukie, fille d’un professeur congédié par les militaires, qui répriment alors toute opposition, soulevant une vague de protestations à l’université de Kyoto.

L’étudiante rieuse et délurée, snobant les discours engagés, se mue en amoureuse contrariée puis en parfaite épouse de l’ombre, avant de se métamorphoser en paysanne, à la pointe des combats pour la justice et l’égalité.

A la sortie de cette séance, chacun s’étonnait de ce qu’une oeuvre aussi fluide et universelle ait été négligée pendant 70 ans…” Les amis du Studio

Prochaines projections :

Mercredi 28 à 18h30

Jeudi 29 à 20h30

Dimanche 2 à 14h30 et 18h30

Mardi 4 à 18h30

       

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Présidente de la MCH

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