La grotte Chauvet, une révolution

Isabelle Royer Petite revue de presse sur Ouest-track radio, le 8 à 9. Matthieu Lechevallier.

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PRESSE #5 LA GROTTE CHAUVET

 

Extraits du Monde 18 décembre 2019

Vingt-cinq ans après sa découverte dans les gorges de l’Ardèche, la grotte Chauvet-Pont-d’Arc, magistralement ornée il y a 36 000 ans de centaines de figures animalières, étonne toujours les spécialistes. Retour sur une révélation qui a remis en cause nos certitudes sur la naissance de l’art, et réserve encore bien des surprises…..

Cet écrin souterrain a-t-il attiré et inspiré les artistes préhistoriques qui ont créé, il y a 36 000 ans, un crescendo pictural à couper le souffle parfaitement intégré aux volumes pariétaux ? C’est probable…

Outre l’habileté absolue du trait, impliquant un entraînement et un apprentissage préalables, l’inventivité technique et l’adaptation parfaite au support sont manifestes : « Ils ou elles ont d’abord préparé la surface, en raclant le substrat mou et argileux qui recouvrait la paroi, puis ont créé un effet d’estompe en mélangeant les traces d’argile avec le fusain de charbon de bois qu’ils fabriquaient en brûlant, sur place, du pin sylvestre. Les nuances colorées ainsi obtenues, du gris clair au bleu profond, accentuent le volume des animaux déjà suggéré par la forme de la roche, encore rehaussé par des incisions gravées au silex sur certains contours, admire Carole Fritz, préhistorienne au CNRS et directrice de l’équipe scientifique. En outre, les imbrications et superpositions entre individus suggèrent des plans successifs et un effet de perspective, tandis que certains animaux sont représentés en mouvement. Tout cela porte la marque de très grands artistes, maîtrisant parfaitement toutes les techniques graphiques », ajoute-t-elle…

Au dernier recensement, la cavité abrite plus de 950 figures dessinées, peintes et gravées parmi lesquelles plus de 500 représentations animalières appartenant à un bestiaire de quinze espèces, où domine une triade composée du lion des cavernes (80 individus), du mammouth (79) et du rhinocéros laineux (72).

Des espèces craintes et respectées des chasseurs-cueilleurs, immergés comme eux dans l’espace naturel, qui les ont patiemment observées, voire étudiées, avant de les figurer….

« D’emblée, on se trouvait face à l’art figuratif le plus ancien connu, attribué à la culture aurignacienne, et d’une très grande virtuosité. Cela bouleversait le modèle d’évolution linéaire de l’art, mais aussi d’apparition de la pensée symbolique chez notre espèce Homo sapiens », ajoute la chercheuse. Par  

 

       

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