Catherine Ringer, (Rita Mitsouko)est morte à l’âge de 68 ans
Dans Le Monde :
Artiste emblématique de la scène musicale française des années 1980, Catherine Ringer s’est fait connaître grâce au succès du groupe Les Rita Mitsouko, formé avec Fred Chichin, et notamment de leurs tubes Les histoires d’amour finissent mal (en général), Andy et, surtout, Marcia Baïla, hymne déchirant sur la mort de la danseuse argentine Marcia Moretto…
https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2026/09/15/catherine-ringer-celebre-voix-des-rita-mitsouko-est-morte_6774408_3382.html?srsltid=AU7gw4X_hOGRTovjdvKZIVJnjQ3skWqykn1du9FISy04HN4SSNnhECvk
L’artiste Benjamin Biolay a partagé sur son compte Instagram la couverture de l’album The No Comprendo. « Plus rien ne fut comme avant pour la musique française après cet album », a-t-il souligné. « Une journée où tu nous quittes c’est une sale journée (…). Merci pour ta grandeur. Merci pour ta magnifique folie, ton immense sensibilité, ton humour parfois grinçant », a salué la réalisatrice Andréa Bescond, tandis que la chanteuse Clara Luciani a rendu hommage à « l’unique et irremplaçable punk géniale » de la chanson française.
Le groupe pop-rock américain Sparks lui a rendu hommage sur X en évoquant une personne « unique en son genre. Une véritable force de la nature. Avoir pu travailler avec elle (et Fred) a été un véritable cadeau, et pouvoir la compter parmi nos amis a été un cadeau encore plus grand »..
Le duo Rita Mitsouko naîtra d’un coup de foudre, à Montreuil, en 1979, lors d’une audition passée pour une comédie musicale, Flash rouge. Partageant le même goût pour l’insolence, le décalage et la provocation, ils inaugurent en novembre 1980, au Gibus, leur nom de Rita Mitsouko, mariant consonances latines et asiatiques (mitsouko signifie « mystère » en japonais). Au milieu des années 1980, ils ajouteront « Les » au nom du groupe, parce que le public avait tendance à le prendre pour celui de la chanteuse…
Marcia Baïla s’impose sur les ondes et révèle, par l’intermédiaire d’un clip réalisé par Philippe Gautier, l’univers excentrique des Rita Mitsouko. Ode funèbre chatoyante, Marcia Baïla se vendra à plus d’un million d’exemplaires. La chanson est imagée : « Le premier riff, on l’avait composé pour un ballet. J’avais entendu un petit môme qui chantait “ta-lon, ta-lon, ta-lon, talon, talon, talon”, j’ai gardé le rythme », expliquait Catherine Ringer, l’autrice. Par leur soif de métissage, leurs audaces visuelles, leur anticonformisme musical, Les Rita Mitsouko incarneront le meilleur de l’effervescence créative dans la France des années Mitterrand….
« Ce n’est pas non plus un but dans la vie d’être que heureux. La vie est faite de hauts et de bas. Et s’il n’y avait pas les bas, il n’y aurait pas de hauts, ce serait plat ».
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