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Sélection de BD, mangas et comics d’août : « Mrs. Orwell », « En liberté », « Asphalte sauvage »…

Dans Le Monde :

« Derrière chaque grand homme se cache une femme », aurait dit Talleyrand. Célèbre pour ses deux romans cultes, La Ferme des animaux, publié en 1945, et 1984, paru quatre ans plus tard, George Orwell n’aurait sans doute jamais écrit de tels chefs-d’œuvre sans Eileen O’Shaughnessy. Femme de tête, libre de corps et d’esprit, la première épouse de l’écrivain britannique s’avéra déterminante dans son parcours. Non seulement la poétesse féministe fut une source d’inspiration pour Orwell, par ses engagements et son anticonformisme, mais elle fut aussi de tous les combats du romancier, prenant notamment une part active à la guerre d’Espagne à ses côtés.« Mrs. Orwell » 

Les récits survivalistes font florès en manga et bien que celui-ci ne semble pas briser les codes du genre, il n’en intrigue pas moins. Car, plutôt que de plonger directement les spectateurs dans la catastrophe comme il est souvent d’usage, le scénariste Number 8 (Blue Giant Momentum, Glénat) prend son temps – pratiquement tout le premier tome – pour installer ses personnages sur un spectre moral et social, avant de conter l’aventure de quatre lycéens perdus dans un Japon privé d’électricité après une attaque électromagnétique.« Strand » 

Dans une prison américaine, les gardes scandent, lorsqu’un condamné à mort est escorté hors de sa cellule : « Un homme mort marche. » Dans le couloir, en retrait, s’est souvent tenue Helen Prejean, une religieuse catholique, conseillère spirituelle des condamnés à mort. Son livre Dead Man Walking (1993, non traduit), aujourd’hui adapté en bande dessinée, repose sur une conviction : les exécutions ne sont acceptées par la société que parce qu’elles se déroulent loin des regards. « Dead Man Walking » : 

On ne naît pas chef cuisinier, on le devient. Belmanger a appris dès son adolescence à goûter les mets et à travailler les produits avec sa grand-mère. Une initiation qui l’incite à vouloir faire carrière dans la gastronomie.« Oui chef ! »

Plus légère et moins intrusive que la photo ou la vidéo, la bande dessinée appliquée au reportage ne souffre aucun complexe pour s’immiscer dans des endroits cachés des regards et des objectifs. Ainsi la prison, dernier sujet d’étude de Mathieu Sapin. Carnet de croquis en poche, le Rouletabille du phylactère a emboîté le pas à Dominique Simonnot, la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, et son équipe sur plusieurs missions.« En liberté »

L’exil, Nour ne le connaît que trop bien. Vivant depuis plusieurs années à Paris, l’artiste libanais est parvenu à s’y construire une vie sociale et amoureuse épanouie. La rencontre de Laurent, un jeune homme qui va l’initier à l’art du drag, va se révéler déterminante.« Beau comme tu changes »

Dans le monde postapocalyptique imaginé par Anne Masse, Pouic et Vlada forment un singulier duo de héros. Le premier, fichu sur la tête et robe à bretelles, se réconforte à travers les vestiges de l’époque d’avant la catastrophe, qu’il n’a pas connue. La seconde, dont la tribu a été décimée, se méfie des livres et de la technologie dont elle a été tenue éloignée en grandissant.« Asphalte sauvage »

https://www.lemonde.fr/culture/article/2026/08/29/notre-selection-de-bd-mangas-et-comics-d-aout-mrs-orwell-en-liberte-asphalte-sauvage_6759401_3246.html

 

 

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