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Enseignements artistiques : refonder les héritages – l’Observatoire n°65

Au sommaire de ce numéro Pour une éducation retournée par l’art — Tim Ingold, entretien Lisa Pignot

Où il est question de repenser des apprentissages académiques au regard d’une éducation fondée sur l’art et l’attention.

Entre difficultés financières, inégalités d’accès et transformation des pratiques, les cadres et les finalités de ces enseignements sont mis à l’épreuve. Comment les conservatoires et les écoles d’art, équipements majeurs de la gestion culturelle locale, parviennent-ils à concilier objectifs de professionnalisation et de démocratisation, orientations nationales et ancrage territorial ?(….)

En définitive, c’est à une autre conception de l’éducation que nous sensibilise l’anthropologue Tim Ingold. À l’opposé de la transmission verticale des connaissances, des chemins déjà tracés et des échelles de progrès qui façonnent une visée éducative hantée par la réussite et l’employabilité, il remet au premier plan ce qu’offre d’unique une éducation par l’art : la curiosité et l’attention sensible au monde qui nous entoure.

C’est en ce sens également que Jérôme Delormas défend la singularité, voire l’étrangeté, des écoles d’art : loin du formatage académique, ce sont des lieux de l’inattendu où « s’inventent de nouveaux regards sur nos sociétés ». Un enjeu de fond sur lequel Anita Weber conclut ce numéro : à l’heure où la place de l’art et de l’artiste est requestionnée, permettre au service public de continuer à se développer en toute liberté et lui donner les moyens de « résister à la marchandisation et à la concurrence du secteur privé » est plus que jamais essentiel aux enseignements artistiques.

Du côté des écoles d’art territoriales, un malentendu persiste, comme l’analyse Pierre Oudart. Leur entrée dans le processus européen LMD (licence, master, doctorat) les a propulsées au rang d’établissements de l’enseignement supérieur aux objectifs nationaux, voire internationaux, mais sans que les moyens suivent. Aujourd’hui prises en étau entre un État qui accrédite les diplômes et des collectivités qui les financent majoritairement, elles sont dans un entre-deux paradoxal qui accentue la crise de leur modèle économique et fragilise parfois leur position aux yeux des édiles

Un flou des responsabilités qu’observe également Aurélien Djakouane concernant les écoles de musique et les conservatoires : « Entre l’État qui labellise, les villes qui financent et les départements qui organisent », le secteur des enseignements artistiques manque d’une véritable boussole..https://www.observatoire-culture.net/document/enseignements-artistiques-refonder-heritages-observatoire-65/

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