Marc Bloch, historien, fera son entrée au Panthéon, le 23 juin 2026.

« Je tiens toute complaisance au mensonge pour la pire lèpre de l’âme. » 

Au bord d’une route, près de Lyon, un monument aux morts, où son nom figure parmi trente autres. Tous ont été abattus par les Allemands, le 16 juin 1944. Et Béatrice Leca, documentariste, d’avancer une hypothèse : « Si son nom s’inscrit désormais parmi ceux des grands hommes, ce n’est pas seulement parce qu’il fut un martyr de la Résistance, et ce n’est pas seulement parce qu’il fut l’un des historiens les plus remarquables de son temps, un inventeur en quelque sorte dans sa discipline. C’est peut-être parce que savant, républicain, français, juif face aux antisémites, comme il l’énonce, il s’est engagé jusqu’à son dernier souffle, sans métaphore, pour cette France qui incarne une patrie ouverte. La France capable d’accueillir, d’intégrer, de comprendre, mais aussi d’enseigner, à travers une certaine pratique de l’histoire, une façon d’être, de réfléchir, de s’opposer, une façon de se tenir. »

Sur France Culture, Une histoire particulière, le 21 juin 26 et en podcast.

En 1929, avec l’historien Lucien Febvre (1878-1956), Marc Bloch crée les Annales d’histoire économique et sociale (épisode 2). Sans doute peut-on considérer cette revue comme une tentative de réponse à la question qui anime tout le travail de Marc Bloch : à quoi sert l’histoire ? Et quelle histoire ? « Une histoire qu’il faut penser plus large, une histoire économique et sociale, en perpétuel dialogue avec d’autres disciplines, qui inclut l’Europe entière et repense les périodes. C’est aussi une histoire qui, par sa méthode même, échappe à tout nationalisme. Emilie Grangeray 

https://www.lemonde.fr/culture/article/2026/06/08/sur-france-culture-beatrice-leca-et-yael-mandelbaum-nous-emmenent-sur-les-traces-et-les-lieux-de-marc-bloch_6699608_3246.html?search-type=classic&ise_click_rank=1

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