43 EME EDITION DU FESTIVAL CINEMA DU REEL

12/03/2021 – 21/03/2021

Depuis sa création en 1978 par la Bibliothèque publique d’information du Centre Pompidou, Cinéma du réel est un grand rendez-vous international du cinéma documentaire où public et professionnels découvrent à la fois les nouveaux films d’auteurs confirmés et les œuvres de nouveaux auteurs, les lignes et tentatives contemporaines comme le meilleur de l’histoire du genre. Cinéma du réel est un festival de référence pour le cinéma documentaire international, où rencontres, ateliers et expérimentations accompagnent la curiosité d’un public nombreux, fidèle et attentif.

Depuis une année déjà, nous sommes confrontés à la crise sanitaire liée au COVID 19 et à toutes les incertitudes et tous les bouleversements que la gestion de cette crise engendre. La préparation du festival, la programmation qui a été conçue pour cette édition, la forme dématérialisée que nous proposons sont déterminées par cette situation de crise.
Jamais autant que cette année n’aura été éprouvée par ceux qui le fabrique l’idée qu’un festival porte la trace de ce qui nous anime à un moment t, et est la caisse de résonance de l’air du temps dans lequel nous sommes plongés.
Ce qui fait un festival c’est à la fois la fabrication d’une programmation et la fabrication d’un public qui sur la durée de la manifestation se construit, prend du plaisir, fait corps. Ce qui est mis en œuvre c’est la rencontre entre les cinéastes, leurs œuvres à révéler et à accompagner et une communauté des spectateurs, « le public », à mobiliser, nourrir et interpeller. Mais tandis que l’autorisation de la réouverture des salles ne venait toujours pas, il a bien fallu concevoir une proposition alternative, une version dématérialisée de Cinéma du réel, qui puisse ressembler à ce que nous appelons festival. 

Notre intention première a été de créer les conditions d’une expérience qui se rapproche de celle du spectateur de festival confronté à une offre multiple, à heures fixes…..

Cinéma du réel se veut exploratoire et c’est dans cet esprit que s’est construite la compétition mêlant 20 films de cinéastes étrangers et 20 films français, cinéastes reconnus et jeunes auteurs, courts et longs métrages. À côté de ces œuvres inédites, l’intégrale Pierre Creton est l’exploration d’un territoire cinématographique qui s’élargit en cercles concentriques depuis un point fixe que serait la maison de Vattetot où vit travaille et filme le cinéaste.  Une interdisciplinarité telle que la sienne, travaux des champs, jardinage et pratique cinématographique artisanale et solitaire, est commune à  d’autres cinéastes, que nous avons réunis sous le titre  « Cinéaste en son jardin ». Ces deux programmations, en regard, comme une invitation au déconfinement et au couvre-feu buissonnier.
Festival exploratoire, Cinéma du réel s’interroge sur ce qu’il en est du documentaire. La question Qu’est-ce que le documentaire ? est à l’origine du Festival…Catherine Bizern

https://www.cinemadureel.org/wp-content/uploads/2021/03/Programme-WEB-I-903.pdf

Au cœur du cinéma de Pierre Creton il y a avant tout la rencontre. Avec des êtres, des lieux, des lectures, des événements et l’expérience singulière d’un homme, vivant parmi les vivants, décidé à être ensemble. Entre vivre et faire, les films se tissent. Agir, ressentir, désirer. Des films portés par le lyrisme et la sensualité du geste et du corps autant que de l’événement et de l’action. Ainsi l’articulation de la vie et de la pratique de cinéaste de Pierre Creton est au centre de son œuvre et de l’alchimie créatrice dont tous les films portent la trace. Elle est la matière de chaque film et en dicte la forme.

DIMANCHE 21 A 13H

LES PRIÈRES DE DELPHINE Rosine Mbakam

Ce film est le portrait de Delphine, une jeune Camerounaise. Delphine, comme d’autres, faitpartie de cette génération de jeunes Africaines broyées par nos sociétés patriarcales et livrées à cette colonisation sexuelle occidentale comme seul moyen de survie. Par son courage et sa force, Delphine met à nu ces schémas de domination qui continuent à enfermer la femme africaine.

A 14H

HILAL BAYDAROV Fasciné par le mystère des gestes, Baydarov filme les corps de ses proches comme une sorte de chorégraphie sublime du quotidien et livre ainsi sa version du retour aux racines, temps suspendu d’un été au village.

WHEN THE PERSIMMONS GREW 2019, Azerbaïdjan/Autriche, 118 min Immobile dans une maison où le sable du temps s’égrène au rythme des bruits de la campagne azerbaïdjanaise, une mère attend son fils. Lorsqu’il arrive, leur conversation tourne autour des questions existentielles et de nouvelles lointaines, troublantes et mystérieuses. L’agitation enveloppe le monde extérieur.

A 16H30

TAMING THE GARDEN Salomé Jashi

2021, Suisse, Allemagne, Géorgie, 92 min

Un homme puissant – et anonyme – cultive un étrange passe-temps. Il achète des arbres centenaires, dont certains ont la hauteur d’un immeuble de 15 étages, à des communautés vivant sur la côte géorgienne, puis les déracine pour en faire une collection dans son jardin privé. Pour transplanter des arbres d’une telle dimension, le paysage qui les entoure est bouleversé ; les personnes qui vivent autour sont forcées de s’adapter à ces perturbations.

A 17H

ONAS MEKAS  Jonas Mekas a toujours filmé son environnement quotidien : on associe son œuvre à New York, sa ville d’adoption adorée, aux appartements qu’il a habités ou à ceux de ses amis. Mais il a passé énormément de temps dans son jardin de 4 kilomètres de longueur, tout proche de son domicile : Central Park.

AS I WAS MOVING AHEAD, OCCASIONALLY I SAW BRIEF GLIMPSES OF BEAUTY 2000, États-Unis, 288 min« Mes journaux filmés de 1970 à 1999. Cela couvre mon mariage, la naissance de mes enfants, on les voit grandir. Des images de la vie quotidienne, des fragments de bonheur et de beauté. Les saisons, comme elles passent à New York, la vie à la maison, la nature. Rien d’extraordinaire, rien de spécial, des choses que nous vivons tous au cours de notre vie. »(Jonas Mekas)

A 20H PIERRE CRETON

LE BEL ÉTÉ 2019, France, 80 min « Je suis parti comme pour mes autres films d’une rencontre, d’une expérience vécue : l’arrivée de Nessim fuyant le Soudan, passant par la Jungle de Calais, et celle de Amed et Mohamed au Havre, pour lesquels nous allions devenir “tiers accueillants”. Le désir de faire un film est venu assez vite, lors d’un premier été, dans le plaisir simple d’être avec eux, sauvés (partiellement) d’une tragédie. »(Diacritik.com, novembre 2019)

UN DIEU À LA PEAU DOUCE 2019, France, 6 min Avec cette boule de matière noire, sombre satellite comme détaché de son long-métrage, Pierre Creton révèle le contrechamp nocturne, et douloureux, de la douce utopie communautaire du Bel Été.(Cyril Neyrat)

Programme-reel

https://www.lemonde.fr/culture/article/2021/03/15/virgil-vernier-le-cinema-redonne-de-la-noblesse-a-des-choses-et-a-des-gens-balayes-par-l-histoire-ou-la-societe_6073149_3246.html

       

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