Qui som ? Baro d’evel
Vu le 2 avril au Volcan : un spectacle qui nous a bouleversés. Qui som ? de Baro d’evel (coproduction Scène nationale le Volcan). Baro d’evel est une compagnie franco-catalane de cirque et de spectacle vivant implantée en région toulousaine.
Qui sommes-nous ? Si la question émerge tandis que notre monde semble perdre son humanité, pour Baro d’evel il s’agit surtout de se demander : que veut-on faire ensemble ?
À quoi dit-on « oui » ? Qui som? fait un pari : celui que le rêve est une puissance exploratoire et transformatrice, une force imaginaire qui déborde chacun·e pour le relier à d’autres présences. On y use d’humour pour ne pas devenir fous, on y mêle matières plastiques et argile, pétrole et terre, le tout et le rien, on y construit de la joie au cœur de la catastrophe.
« Nos mondes intérieurs, nos territoires intimes sont le terreau des paysages sociaux à venir. Alors si la suite est déjà là, à l’intérieur de nos corps, qu’elle est déjà en train de se fabriquer en nous, nous cherchons à mettre en lumière ce qui maintient la joie, le désir, ce qui résiste chante et danse en nous pour toujours, pour se donner le courage de se voir et de ne pas oublier le pire. »
Barbara Métais Chastanier et Camille Decourtye pour Baro d’evel
On est très heureux, merci à vous de votre accueil. Merci beaucoup !
Finalement il s’agissait d’inventer quelque chose qui allait plus loin que venir se rassurer sur sa place à soi. C’est pas simple, hein. Mais ça nous a travaillé au corps.
Puis vu où on en arrive maintenant à l’extérieur, au-dedans comme au dehors, on se dit qu’on fait pas ça pour rien, Qu’on va pas s’arrêter là. Parce qu’il faut bien en prendre soin, du dedans.
Comment on fait pour reprendre son souffle, pour avoir encore envie. Se dire qu’il y aura du encore, même quand tout se casse la gueule, Quand c’est trop long, quand c’est trop dur, Quand ça ressemble pas à ce que tu veux, Que tu peux pas contrôler ce que pensent les autres. Que tu peux pas décider ce que vont faire, ce que vont décider les autres.
Tu peux juste t’occuper de toi, de ton geste, et de ta vie. Et puisque les choses vont mal et puisqu’on a peur, faut bien le dire, on a très très peur ! Il va falloir en faire quelque chose, autre chose que du ressentiment qui vient nous faire mourir de l’intérieur Autre chose.
Il a jamais été autant le temps de sublimer sa vie, de décider d’un geste. On peut décider d’y aller, d’être debout, d’être au-dessus, en avant, débloquer l’arrêt De reprendre le dessus, de reprendre de l’élan.
On n’a jamais dit que ce serait simple, on n’a jamais dit que ce serait facile Et le courage est sans victoire. C’est pour ça qu’il en faut.
Ensemble, allez !
Il n’y a pas d’arrivée Il n’y a pas de départ On recolle les morceaux On retrouve la mémoire de ce qui n’a pas de nom, De ce qui se lève. C’est toujours aujourd’hui que l’histoire s’achève
Comme des glaneurs, des glaneuses, on se fait de ce qu’on ramasse, Au milieu de l’orage, il faudrait avoir de l’audace, Ne plus attendre qu’on le fasse à ta place, Courir sur le chemin du retour, devenir des phénix et dire « j’en reprends pour un tous » Et dire « j’en reprends pour un tour ».
Comme des glaneurs, des glaneuses, on se fait de ce qu’on ramasse, Au milieu de l’orage, il faudrait avoir de l’audace, Ne plus attendre qu’on le fasse à ta place Devenir des phénix Et dire « j’en reprends pour un tour » (ter)
Il ne suffit pas d’ouvrir la fenêtre pendant l’orage, de déverser sur le monde, nos cris, nos bagnes et nos ravages. Il ne suffit pas de déverser nos peines, nos doutes et nos envies pour tenir presque debout Pas assez d’être en vie, quand tous les jours sont à nous.
Comme des glaneurs, des glaneuses, on se fait de ce qu’on ramasse…
Allez Quelque chose reste de ce qu’on ose
Vivement que notre regard se pose Comme un danseur sur le chaos, qui se trompe, trébuche et se relève à nouveau. Bingo !
Les brumes d’hiver se sont envolées et pourtant quelque chose repart. Dans le fracas, la douceur et l’oubli, on peut recoller les morceaux, recoller la mémoire, Voir sans se mettre à penser. Simplement regarder le miroir, se taire, laisser la place à une autre histoire
Apprendre à aimer ! Apprendre à aimer !
On fait société autour de ce qui nous rend beaux, de ce qui prend soin, de ce qui se tend la main, de ce qui soigne, De ce qui ouvre la porte, de ce qui laisse la place. On fait la place à l’autre.
Il y a que dans les yeux des autres qu’on peut se cacher.
On n’a jamais dit que ce serait simple On n’a jamais dit que ce serait facile. Le monde peut tourner sans nous mais personne n’est inutile Alors va falloir faire simple Parce que qu’est-ce que ça peut être beau et valoir le coup !
Allez, venez !
Parce qu’il est temps de savoir ce qui compte Parce qu’il est temps de savoir à quoi ça tient (bis) Parce que vivre, vivre c’est pas pour demain. Il est temps de savoir ce qui compte
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