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Mercredi 18 avril 2018 / 18 h

VISIONS SUBAQUATIQUES

Ces visions subaquatiques sont proposées comme un prélude à l’exposition Né(e)s de l’écume et des rêves qui se tiendra au MuMa du 5 mai au 9 septembre 2018.

Visions oniriques où d’indistinctes présences apparaissent à travers le voile du rêve, insaisissables objets dérobés au désir (L’étoile de mer, Alleluia).

Images remontées des profondeurs de l’Histoire, comme ces archives repêchées, sauvées de l’oubli, réanimées par le geste créateur qui les plonge dans l’eau de Javel (La Pêche miraculeuse) ou le bain primitif de la photochimie (Konrad & Kurfurst).

Vues macroscopiques de la faune sous-marine (Oursins) à travers l’objectif de la caméra du génial Jean Painlevé, pionnier du cinéma scientifique, amoureux de la mer et fondateur en 1934 du Club des Sous l’Eau, premier club de plongée sous-marine.

Programme :

Man Ray, L’étoile de mer, 1928, 18’
Christophe Guérin, Alleluia, 2004, 9’
Cécile Fontaine, La Pêche miraculeuse,1995, 10’
Esther Urlus, Konrad & Kurfürst, 2013-2014, 7’
Jean Painlevé, Oursins, 1954, 11’

Man Ray, photographe franco-américain d’origine américaine, s’inscrit dès le début de sa carrière dans la veine du dadaïsme, notamment ami de Marcel Duchamp dans ses travaux new-yorkais. 

En 1928, lors de la réalisation de L’étoile de mer, Man Ray, en est déjà à son quatrième film. Le film aurait pris pour point de départ la lecture à voix haute du poème homonyme par le poète Robert Desnos après un dîner, expérience que ce dernier rapporte en ces termes :

« Je possède une étoile de mer (issue de quel océan?) achetée chez un brocanteur juif de la rue des Rosiers et qui est l’incarnation même d’un amour perdu, bien perdu et dont, sans elle, je n’aurais peut-être pas gardé le souvenir émouvant. C’est sous son influence que j’écrivis, sous la forme propice aux apparitions et aux fantômes d’un scénario, ce que Man Ray et moi reconnûmes comme un poème simple comme l’amour, simple comme le bonjour, simple et terrible comme l’adieu. Man Ray seul pouvait concevoir les spectres qui, surgissant du papier et de la pellicule, devaient incarner, sous les traits de mon cher André de la Rivière et de l’émouvante Kiki(*), l’action spontanée et tragique d’une aventure née dans la réalité et poursuivie dans le rêve. Je confiai le manuscrit à Man et partis en voyage. Au retour, le film était terminé. Grâce aux opérations ténébreuses par quoi il a constitué une alchimie des apparences, à la faveur d’inventions qui doivent moins à la science qu’à l’inspiration, Man Ray avait construit un domaine qui n’appartenait plus à moi et pas tout à fait à lui…

CECILE FONTAINE

Cet entretien réalisé à Paris, en 1998, à été partiellement réécrit et réactualisé en juillet 2003 par Cécile Fontaine.

Comment pourriez-vous définir le cinéma expérimental ?

Pour moi c’est la possibilité de faire des films en toute autonomie (financière et technique) ; seule comme tout autre artiste plasticien avec son médium. C’est tenter de se renouveler tout en restant fidèle à cette “philosophie”.

Comment travaillez-vous le film ?

Au début des années 80, je filmais en super 8 puis montais les séquences sélectionnées selon un rythme rapide, le tout sans bande son. Mi 80 je suis passée au 16 mm par le biais du “found footage” et la manipulation chimique de leurs surfaces (textures, couleurs…) associée au collage d’émulsion en surface, où le montage bout à bout de séquences avait plus ou moins disparu. Fin 80 je combine manipulation chimique, collage et montage au sein même de l’image et par séquences.

Pouvez-vous expliquer ce qu’on appelle “found footage” ?

Ce qu’on appelle “found footage” ce sont des images, des séquences, ou des films entiers, souvent anciens, que l’on a pas filmé soi-même, qui ont été trouvés, donnés, ou même recherchés (film d’archive…) et achetés. Ma première bobine de “found footage” utilisée dans Golf-entretien provenait d’un stock de films commerciaux publicitaires que les enseignants achetaient, pour que les étudiants s’exercent au montage. Plus tard j’ai trouvé d’autres chutes (films de famille) dans le studio de l’école. Puis quand les gens ont vu que je commençais à les utiliser dans mes films, ils m’en ont offert (à cette époque j’étais la seule à les utiliser dans mon école). Enfin j’ai récupéré ceux de mon père : 16 mm, super 8, et 8 mm.

Et vous n’avez jamais eu envie, justement de travailler le texte ?

Non. Pas d’idée, donc de mot, s’il n’y a pas au départ une base visuelle, des images, les miennes ou celles des autres. C’est toujours l’image qui amène la suite. Même quand je commence un film, quand je choisis les images, je ne sais pas trop ce qui va en être. Je n’arrive pas à planifier en avance. Quand les mots apparaissent (Cruises, La Pêche miraculeuse, ou dernièrement Boy’s best friend) ils sont là comme les éléments visuels, ils existaient avant le projet, ils sont utilisés en relation avec les images…

 

 

Détails

Date :
18 avril
Heure:
18 h 00 min -20 h 00 min
Evénément Categories:
,
Mots clés:
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Lieu

MuMa (Musée d’art moderne André Malraux) Le Havre
2, Bd Clemenceau
Le Havre, 76600 France
Téléphone:
02 35 19 62 62
site:
www.muma-lehavre.fr

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