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vigo
Mercredi 15 novembre 2017 / 18 h
 
LUCE, À PROPOS DE JEAN VIGO
film de Leïla Férault-Levy (2016, 67’)
en sa présence 
Dans le cadre du Mois du film documentaire
 
 
Le temps d’une journée, Luce Vigo ouvre pour la première fois à son fils la malle aux archives de ses parents, morts quand elle était enfant. Les mots de Luce retracent la vie de cinéma de Jean Vigo et de ceux qui l’accompagnaient : Stork, Kaufman, Dulac ou Painlevé. De cet héritage, Luce n’en comprit le poids terrible qu’à l’âge de 14 ans. Et elle qui devint ensuite mère et enseignante réussit à en tirer – par la force – une seconde vie de cinéma : la sienne. Une vie passée à défendre les films, à les montrer.
Vincent Poli, catalogue FID 2017

Luce me présente son fils, je lui parle du projet de film, d’ouvrir la malle et là, j’ai vu ses yeux briller et il m’a dit : « Ah oui, la malle va s’ouvrir… Quelle chance ! »
Leïla Férault-Lévy
 

C’est avec le décès de son fils Antoine, alors âgé de 34 ans, que Luce mesure la perte précocissime de ses parents et entrevoit la perspective de transmission d’une mémoire de l’œuvre paternelle. Lorsque son père meurt en 1934, elle n’a que 3 ans, lui, 29 ans. Cinq ans plus tard, sa mère, Lydu Lozinska, d’origine juive polonaise, décèdera également. Plus tard, cette jeune orpheline deviendra la mère de cinq enfants : Antoine, Claire, Nicolas, Olivier et Magali.

« Ça fait rire tout le monde, quand je dis que je suis la grand-mère de mon père, mais c’est vrai ». Luce n’a aucun souvenir du moment où elle a su que son père avait été cinéaste. De son enfance, elle dit n’avoir que des souvenirs écran, terme savoureux s’agissant de la fille de Jean Vigo.

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L’existence de Luce Vigo se situe entre liberté et étouffement, entre préjugé favorable du fait d’être la fille du réalisateur du subversif ZERO DE CONDUITE et préjugé défavorable pour son père d’être le fils d’un anarchiste, rédacteur de la revue contestataire Le Bonnet rouge. Le grand-père de Luce, Eugène Bonaventure Jean-Baptiste Vigo (dit Miguel Almereyda, anagramme de Y’a de la merde), est mort étranglé au moyen d’un lacet à la prison de Fresnes, trois jours après son arrestation en août 1917.(…)

Le montage du film de Leïla Férault-Levy, réalisatrice de LUCE, A PROPOS DE JEAN VIGO, permet une circulation entre l’espace intimiste du dialogue mère fils, entre Luce et Nicolas, et les extraits joyeux, fantaisistes des films de Vigo.

Dans ce lieu trop plein d’objets chargés d’histoire, la plongée dans la malle des souvenirs va surgir comme métaphore de ces mots en attente d’être prononcés. Luce relève sa propre absence de curiosité enfantine, dont elle s’étonne de la retrouver chez ses enfants, qui ne l’ont pas questionnée, évitant le possible risque de réveiller certaines douleurs enfouies… Daniel Charlemaine, psychologue

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Détails

Date :
15 novembre
Heure:
18 h 00 min -20 h 00 min
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