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27 Fév
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TELERAMA

Si des psychanalystes s’allongeaient sur notre divan pour nous parler en sincérité de leur vision de la sexualité et des rapports hommes femmes, que nous diraient-ils ? Sophie Robert a rencontré 18 psychanalystes freudiens et lacaniens orthodoxes pour décortiquer avec eux la théorie sexuelle, en leur demandant d’assumer la dimension politiquement très incorrecte de leurs théories. Ils se sont prêtés au jeu avec une gourmandise visible. (Ce film n’a pas été vu
par Télérama)

DE SOPHIE ROBERT :

Malgré l’indignation suscitée en 2012 de son premier film LE MUR, et la prise de conscience au plus haut niveau de l’Etat de l’incompétence coupable des psychanalystes* dans l’accompagnement de l’autisme, les choses n’ont pas changé sur le terrain.  Pourquoi ?

Parce que les psychanalystes* martèlent incessamment qu’ils se positionnent dans le domaine du SOIN. A les entendre ils seraient les seuls à faire de la THERAPIE envers les enfants et les adultes, autistes et non autistes.
Ce qui distingue la psychanalyse de toute autre forme de thérapie « par la parole », c’est une vision très spécifique de la sexualité. Toutes les théories et la pratique des psychanalystes * sont basées sur une lecture fondamentaliste de dogmes sexuels viscéralement sexistes :

Dans son nouveau film LE PHALLUS ET LE NEANT, 18 psychanalystes décodent cette poignée de concepts hérités de l’ère victorienne : « La femme n’existe pas / la femme c’est un trou / il n’y a que du masculin dans l’inconscient / les homosexuels sont des psychotiques qui s’ignorent /seule la perversion permet le rapport sexuel / l’inceste paternel ça ne fait pas tellement de dégâts, ça rend juste les filles un peu débiles ».
Ces idées ne sont pas seulement délirantes et haineuses à l’égard des femmes, elles sont dangereuses pour les enfants car elles banalisent voire légitiment l’inceste et la pédophilie. On ne peut se défendre que contre ce que l’on connaît. C’est pourquoi je vous convie à voir ce film et en parler autour de vous, afin de faire connaître le vrai visage des psychanalystes *. C’est la condition sine qua non pour que les pouvoirs publics prennent enfin leurs responsabilités. Regardez, écoutez, la vision incroyablement haineuse des psychanalystes* à l’égard des femmes car c’est sur cette haine, enseignée dans les facultés.

Les enfants autistes internés dans des institutions sont particulièrement vulnérables, car ce sont des zones de non droit où les parents ne rentrent pas, et où officient des « thérapeutes »* qui ont perdu tout repère entre le bien et le mal.
L’objectif de ce film est de créer les conditions d’un débat national pour que l’Etat prenne ses responsabilités et qu’enfin de vrais thérapies, fondées sur les preuves, conformes aux Recommandations de Bonnes Pratiques de la HAS soient enseignées dans les facultés et pratiquées dans les hôpitaux.Voir la bande annonce du film

 *Nous laissons à Sophie Robert la généralisation de son discours…

LA DEPECHE

https://www.ladepeche.fr/article/2019/01/10/2937848-programme-region-documentaire-psychanalystes-cree-polemique.html

Ce qu’en pensent les psy de la région

« Nous traversons une période de violences de tous ordres et de tous bords, une période durant laquelle des gens n’arrivent même plus à se parler, alors il n’y a pas lieu de jeter de l’huile sur le feu. » Les freudiens et lacaniens interrogés en Hautes-Pyrénées ne prendront vraisemblablement pas part au débat du 30 janvier, au Parvis de Tarbes. « Chacun sait que cette personne et nombre d’associations de proches d’autistes tiennent des discours à charge à l’encontre de la psychanalyse. Pour partie sans doute parce que, faute d’encadrement réglementaire strict, il s’est fait tout et n’importe quoi autour des neurosciences. Jusqu’à des comportements déviants et pervers.

Mais dès lors que l’on reste dans le cadre d’un exercice réglementé et reconnu, il y a de la place pour toutes les théories. Et à ce titre, sans doute faudrait-il qu’on laisse aux parents le choix du praticien, y compris au sein d’un établissement de soins ou d’une institution. »

LE MONDE

Les intelligences atypiques nous fascinent. Entre capacités hors normes – que souvent nous ne savons pas voir – et déficits majeurs, elles posent une question troublante. Et si l’inhabileté sociale coulait de la même eau cérébrale que certaines compétences singulières ? Si le cliché du « savant farfelu », à l’extrême, était validé par les neurosciences cognitives ?

Une fameuse galerie de génies illustre ce cliché. Alan Turing, père de l’informatique moderne, Charles Darwin, phénoménal créateur de la théorie de l’évolution, Grigori Perelman, mathématicien russe (Médaille Fields 2006), ou encore le pianiste Glenn Gould… Autant de pionniers solitaires, figures ­emblématiques de l’autisme de haut niveau. On ­discute aussi des cas de Newton, Champollion, ­Einstein… et aujourd’hui de Mark Zuckerberg.

« La ­recherche est un vivier d’intelligences atypiques, capables d’emmagasiner un nombre incalculable d’infos sur un sujet donné », glisse Séverine Leduc, psychologue libérale spécialisée dans la prise en charge de l’autisme, à Paris. Elle cosigne avec le psychiatre ­David Gourion un passionnant ouvrage, Eloge des ­intelligences atypiques (Odile Jacob, 292 pages, 21,90 euros).(…)

Dans le cerveau des autistes, l’imagerie a révélé une hyperconnectivité entre les neurones. Cette particularité expliquerait leur pensée systématique, leurs bien meilleures capacités visuelles et spatiales et leur hypersensorialité. Le cerveau autistique intègre simultanément tous les ­détails sensoriels, il les mémorise d’une façon extrêmement précise et durable. Les autistes sont aussi capables de détecter des structures ­similaires ou dissemblables dans de larges amas de données. Une compétence qui les rend précieux en informatique, par exemple, pour détecter les bugs d’un programme.

Mais cette expertise visio-spatiale et sensorielle s’exercerait au détriment des compétences sociales (le cerveau d’un neurotypique, lui, gomme une énorme masse d’informations ­ socialement inutiles). Elle se paie aussi d’une grande fatigue cognitive et d’un stress, le cerveau étant saturé de bruits, de stimuli visuels et ­sociaux. C’est la théorie du « monde intense », proposée en 2007 par Kamila et Henry Markram, de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), en Suisse. « Il y a ceux qui disent que les personnes autistes n’ont pas assez de ressentis. Nous disons exactement le contraire : ils ressentent beaucoup trop. (…) Mais le monde est bien trop intense, donc ils doivent se retirer. »

https://www.lemonde.fr/sciences/article/2018/10/02/autisme-comment-comprendre-ces-intelligences-atypiques_5363058_1650684.html

cf Colette Soler : Ce que Lacan disait des femmes. Ce n’est pas seulement un ouvrage pionnier, c’est aussi un livre largement ouvert sur les problématiques contemporaines comme sur la pratique analytique, qui donnera longtemps encore matière à penser et à débattre.

Marie-Hélène Brousse : En psychanalyse, la sexualité n’est pas instinct, elle n’est pas non plus biologie, si cela était, la rencontre entre un homme et une femme aurait la simplicité de la rencontre entre le mâle et la femelle, ou encore du spermatozoïde et de l’ovule nous rappelle Marie-Hélène Brousse dans un de ses écrits. Or, ce n’est pas le cas, rien ne fait couler plus d’encre que cette rencontre le plus souvent ratée, rien ne fait plus parler, sûrement parce qu’elle est ratée, parce que justement, entre les sexes, ça ne va pas. Il n’y a pas de complémentarité inscrite dans le biologique.

La question « Qu’est-ce qu’une femme? » ne peut se clore facilement. Dire qu’elle est différente de l’homme permet d’éloigner la querelle mais ne résout pas la question.

« Qu’est-ce qu’une Femme? » Drôle de question… Pourtant depuis toujours la féminité constitue une énigme sur laquelle les êtres humains s’interrogent et qu’ils essaient de concevoir en vain.

Pendant des siècles cette question a pu trouver une réponse du côté de la maternité: être femme c’est être mère. Ou bien on rangeait cette question sous une loi qui la subsumait: être une femme c’est être épouse. Il peut aussi nous venir à l’idée d’autres figures de femmes, hors normes celles-là, celles de la sorcière celle de la sainte…

Au début du siècle, le mouvement féministe fait son apparition associé aux conditions sociales et économiques de l’époque. Il favorise le retour d’un débat qui ne s’est pas refermé. Hommes et femmes sont-ils semblables ou différents? Sont-ils complémentaires? Le partage des pouvoirs semble un enjeu majeur, n’y a-t-il là qu’un pur et simple rapport de force, compétition où chacune des parties compte les points? À ce débat, à ces joutes sur fond de complémentarité espérée, que peut ajouter la psychanalyse?

Freud jette un pavé dans la mare. Il découvre, que dans l’inconscient, le sexe féminin n’est conçu que comme absence, coupure par rapport au sexe masculin. Jusqu’à la fin de son enseignement, il affirme le primat du phallus. Jusqu’à la fin, cependant, cette question de la féminité reste son point de butée.

Peut-être peut-on dire que c’est de cette question: “Qu’est-ce qu’une femme?” qu’est née la psychanalyse? Que pour Freud, la découverte de l’inconscient et de la psychanalyse est une tentative de résoudre cette question?

La différence sexuelle est incontestable sur le plan anatomique, mais, Freud l’a découvert, elle n’est pas nécessairement posée d’emblée au niveau psychique…

http://pontfreudien.org/content/marie-h%C3%A9l%C3%A8ne-brousse-quest-ce-quune-femme

Énoncée au début des années 1970, dans un contexte marqué par l’essor des mouvements féministes, la formule de Jacques Lacan condense ses réflexions psychanalytiques sur la différence des sexes.

Pour comprendre sa position développée dans les livres XVIII et XX de son Séminaire (D’un discours qui ne serait pas du semblant et Encore), il faut revenir à Freud, selon lequel « l’anatomie, c’est le destin ». Le fondateur de la psychanalyse pense que l’organisation psychique des individus est déterminée par leur sexe biologique – garçon ou fille. Lacan, lui, cherche à s’émanciper de ce modèle naturaliste : l’identité sexuelle n’est pas tant le fruit de l’anatomie que le produit de mécanismes inconscients d’identification.

De ce point de vue, la différence entre les « signifiants » homme et femme est radicale. Le concept clé qui rend compte de cette césure est le complexe de castration, lequel revêt une dimension symbolique et non réelle.

Du côté homme, tous les membres sont sujets à la castration, en proie à l’angoisse d’être privés des attributs supposés de la virilité. Tous sauf un, le Père qui, en psychanalyse, incarne le fantasme d’une possession exclusive des femmes et représente la loi. Soustrait à la castration, il est l’exception qui fonde la règle applicable à la sexuation des hommes.

Or, du côté femme, il n’y a pas d’exception analogue : aucune femme n’est pas castrée… et aucune ne l’est, d’ailleurs ! Par conséquent, on ne trouve pas de caractérisation inconsciente suffisamment englobante pour pouvoir parler d’une essence générale de la femme. C’est le sens de la phrase de Lacan, avec l’emploi de l’article défini censé désigner l’universel. (La Femme n’existe pas)

Les femmes existent bel et bien, néanmoins elles sont toujours singulières et irréductiblement autres.

Jacques Lacan : « La femme n’existe pas »

Détails

Date :
27 février
Heure:
20 h 45 min -23 h 00 min
Prix:
5,60€
Evénément Categories:
, ,
Mots clés:
, , ,

Lieu

Cinéma le Sirius
5 rue Duguesclin, à l'angle du cours de la République
Le Havre, 76600 France
+ Localiser
Téléphone:
0892680029
site:
http://www.cinemasirius.com

Organisateur

Asperger family
Courriel:
Site:
http://www.aspergerfamily.sitew.fr

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