Semaine de la langue française et de la Francophonie : “Dis-moi dix mots … en langue(s) française(s)”

La semaine de la langue française et de la Francophonie est le rendez-vous régulier des amoureux des mots en France comme à l’étranger. Elle offre au grand public l’occasion de fêter la langue française en lui manifestant son attachement et en célébrant sa richesse et sa diversité.

Cette opération de sensibilisation à la langue française, lancée par le ministère de la culture et de la communication. invite chacun à jouer et à s’exprimer sous une forme littéraire ou artistique.

Chaque année, une thématique destinée à transmettre un message sur la langue française (la langue comme lien social, la capacité de la langue à exprimer l’intime, à accueillir les inventions verbales…) et 10 mots l’illustrant sont choisis par les différents partenaires francophones : la France, la Belgique, le Québec, la Suisse et l’Organisation internationale de la Francophonie (qui représente 80 États et gouvernements).

L’édition 2016, la 21ème, met à l’honneur les variétés du français, la richesse des régionalismes francophones.

Une essencerie est une station-service au Sénégal, tandis que l’essence désigne le parfum en LouIsiane, un plat que nous désignerions comme savoureux en France est goûté à l’île Maurice, tandis que les abribus sous lesquels nous patientons sont des aubettes en Belgique…

Notre langue n’est pas uniforme, mais au contraire riche de termes et d’expressions qui expriment des réalités et des cultures différentes, selon que l’on se trouve à Bruxelles, Kinshasa, Genève, Port-au-Prince, Montréal ou Paris. 

Les dix mots de l’édition 2016 invitent à partir à la découverte du français parlé dans les différents territoires de la Francophonie :

  • en  France « chafouin » et « fada»
  • au Québec « poudrerie » et « dépanneur »
  • en Belgique  « lumerotte » et « dracher »
  • en Suisse « ristrette » et « vigousse »
  • en Haïti  « tap-tap » 
  • et au Congo « champagné ». 

En règle générale, la diffusion de ces termes n’excède pas les territoires où ils sont en usage. Si l’on s’en tient à la liste qui est proposée, une poudrerie est inconcevable en Haïti, où il drache assez peu, et commander un ristrette dans un café marseillais risque de vous faire passer pour un fada ! Et pourtant, avec un peu d’imagination ou de curiosité, on peut comprendre que lumerotte n’est pas sans lien avec la lumière et tap-tap avec un moyen de transport inconfortable… 

Ces particularismes lexicaux fécondent le français, sans pour autant empêcher la communication dans une langue partagée. Ils nous font percevoir que chaque francophone est porteur d’un imaginaire et d’une identité singuliers, qui enrichissent et nourrissent les échanges avec les francophones du monde entier.   

Grâce au travail de coordination mis en place par les associations havraises et le réseau Lire au Havre (bibliothèques municipales), la ville du Havre a reçu, une nouvelle fois, le label « Ville et village partenaire ».

L’AHAM (association havraise pour l’accueil, la médiation et l’insertion) (www.aham.fr), l’AVF (Accueil des villes de France) (avf.asso.fr/fr/le-havre), l’APFA (Actions  pour promouvoir le français des affaires) (www.apfa.asso.fr) et l’AREC ( association réseau échanges cultures) (arec.e-monsite.com/) travaillent ensemble afin de promouvoir la langue française auprès de leurs publics.

L’AREC présente au forum de l’hôtel de ville une exposition du 15 au 27 février “Dix mots, dix textes, dix photos pour la République au Havre”.

Du 1er février au 1er mars, participez au jeu-concours “Dis-moi dix mots…” dans toutes les bibliothèques et les relais lecture du Havre.

Ecrivez un petit texte en utilisant au moins trois des dix mots proposés dans la liste ci-dessus.

Bulletin de participation à retirer et à déposer dans toutes les bibliothèques et relais lecture à compter du 1er février ou via http://lireauhavre.fr/fr/evenement/jeu-concours-dis-moi-dix-motsen-langues-francaises.

Un spectacle de remise des prix aura lieu le samedi 19 mars à 15h à la bibliothèque Oscar Niemeyer. Il sera réalisé avec la complicité des élèves de la classe d’art dramatique du conservatoire Arthur Honegger.

Le 19 mars à 10h, l’APFA organise la dictée des Mots d’or pour tous à la bibliothèque Oscar Niemeyer. (Voir agenda de notre site Maison de la culture du Havre. Inscription gratuite via lireauhavre.fr)

La veille, le 18 mars, la fête de la Francophonie réunira à 14h à la bibliothèque Oscar Niemeyer, les associations partenaires afin de valoriser les productions créées par les publics accompagnés par ces associations socio-culturelles.

Le 12 mars de 15h à 18h, le Tetris (www.letetris.fr) organise en partenariat avec l’association Maison de la culture du Havre, une table ronde “si tu n’as rien à dire, chante en anglais” avec des chanteurs locaux, des professionnels de la scène, du disque et de la Francophonie, ainsi que  des universitaires impliqués dans la création littéraire et la chanson en français (Voir agenda de notre site Maison de la culture du Havre).

Le 17 mars, sur la scène du Tetris se produiront« Bon Débarras » et Michel Robichaud, artistes primés au festival international de la chanson francophone de Granby (www.ficg.qc.ca ).

       

A propos de l'auteur

Vice-président et trésorier de la Maison de la Culture du Havre. Vice-président d'Actions pour promouvoir le français des affaires.

Ajouter un commentaire

Rubrique des spectateurs

 
L’Apéro des spectateurs/février 17
Réunis le 9 février,   les spectateurs que nous sommes ont échangé sur quelques évènements culturels du mois. Voici un rapide aperçu… nous nous sommes réjouis de
Jean Defrêne, adhérent de notre association, homme politique et militant associatif, est mort
Jean Defrêne,  maire honoraire de Rouelles, membre du Parti Socialiste puis du Parti radical de gauche au Havre, ancien maire de Rouelles et adjoint au
Mon cœur /Pauline Bureau, Cie La Part des Anges
Le Volcan, 1 mars 2017 « Sache que ce cœur exsangue Pourrait un jour s’arrêter… »(1) Il en fallait du travail et des idées pour aboutir à ce spectacle
Au pays de l’« exception culturelle française », de plus en plus de films se retrouvent presque mort-nés.
Lumière sur les salles obscures Les salles de cinéma en France ont connu une année faste en 2016. Pourtant, tous les exploitants n’y trouvent pas leur
Réduire la distance entre le danseur et le public : pourquoi ?
Plus question de rester assis au théâtre. Récemment, à Paris, on a partagé l’espace avec les danseurs de Para que o céu nao caia, chorégraphié
 « Billet d’humeur » J’ai connu ma plus forte émotion théâtrale grâce au Off en 1983  – dans une rue des Teinturiers d’avant la lourde prolifération des scènes,

La MCH sur Facebook

 
Nos bons plans
sur notre sélection de spectacles ...
Coups de coeur
Les événements à ne pas manquer...
J'adhère à la MCH
Téléchargez le bulletin d'adhésion ...
Créer un profil
pour soumettre mes événements ...