SARA BRAN : L’OR DES SECRETS

SARA BRAN

Lauréate en 2015 du Talent de la Rareté décerné par les « Talents du Luxe et de la Création », Sara Bran, dentellière sur or, s’installe à Rouen le temps d’une résidence de trois semaines entre l’été 2017 et l’hiver 2018. Elle vient s’inspirer de la magnifique collection de ferronnerie du Musée Le Secq des Tournelles pour créer des oeuvres en résonance directe avec celles du musée. Un dialogue particulièrement enrichissant compte tenu des nombreuses affinités existant entre ces collections et son travail : délicatesse aérienne des parures en fonte de Berlin, graphisme élégant des pièces de ferronnerie, travail sur la lumière à travers le subtil équilibre entre pleins et vides de la matière, pour ne citer que les plus évidentes.

Jusqu’au 4 novembre

 0235884292

Le musée Le Secq des Tournelles est un musée voué aux arts du fer. L’idée d’une telle collection appartint à Jean-Louis-Henri Le Secq Destournelles (1818-1882), peintre formé à Paris et à Rome, devenu un des premiers photographes français. Au titre de photographe il fut requis par Prosper Mérimée pour photographier les monuments historiques de la France, dont Mérimée venait de créer le service (1845). C’est sans doute au fil de ses missions qu’il découvrit les pièces de ferronnerie qui agrémentaient les villes ou les monuments anciens. Il entreprit donc une collection vers 1865.(…)

L’ensemble ainsi rassemblé compte aujourd’hui près de quatorze mille pièces. Il offre au visiteur qui se présente à Rouen une saisissante vue d’ensemble des arts du fer (forgé, orfèvré, moulé). 

Le fer permet de fabriquer une plus grande diversité d’objets que tout autre métal, du plus gros au plus menu. Car, travaillé à chaud, il devient aussi malléable qu’une pâte à modeler, tandis que, refroidi, il est d’une dureté et d’une solidité remarquables. Sa maîtrise requiert un apprentissage long et sérieux, ce qui lui vaut souvent sa haute perfection.

Le fer est donc utilisé tant pour les gros ouvrages que sont les rampes d’escalier, les coffres-forts ou les grilles de prison, que pour des objets personnels, comme les bijoux, les briquets, les outils ou les accessoires de couture. Il sert tout particulièrement à fabriquer les clefs et les serrures, organes de défense du portail comme du plus petit coffret. Il se découvre enfin dans des pièces d’orfèvrerie, incrusté dans de l’or ou de l’écaille (ce que les Anglais nomment « piqué »).

       

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