Roger Waters en 4 événements ou l’âme de Pink Floyd – 10mn chronique- sur Ouest Track radio, dans Viva Culture, une émission de la MCH.

Ce matin, dans le sillage de la fête de la musique, je vous propose une chronique…musicale. Préparée grâce à la collaboration entière et précieuse de Patrick Ducher, chroniqueur pour le site culturel Ciné-art-scene.
Roger Waters, le bassiste et chanteur de Pink Floyd, l’âme de ce fameux groupe anglais de 1967 à 1985, était en France pour 4 concerts-événements en mai et juin, respectivement à Lyon (à la Halle Tony Garnier), Nanterre (2 soirs à la gigantesque U Arena) et Lille (au stade Pierre Mauroy). L’occasion de revenir sur le parcours d’un groupe mythique et d’un personnage charismatique, controversé et spectaculaire.
Pink Floyd a connu son heure de gloire au début des années 70 avec l’album « The Dark Side of The Moon » sorti en 1973. Ce disque est le troisième album le plus vendu de tous les temps, avec des ventes estimées à près de 50 millions d’exemplaires. Il est resté dans le Billboard américain pendant plus de dix-neuf ans, un record. Utilisant des techniques d’enregistrement 16 pistes révolutionnaires pour l’époque. Les thèmes dominants développés dans ce concept-album étaient la vieillesse avec le titre « Time », (qui débute sur un tintamarre de réveils), la folie (« Brain Damage ») et la mort (avec « The Great Gig in the Sky » et l’envolée vocale inspirée et improvisée de la choriste Clare Torry).

Avant cela, le groupe – sous l’impulsion du chanteur et guitariste Syd Barrett – avait acquis une solide réputation dans les clubs londoniens – notamment le fameux « UFO » – et avait lancé sans le vouloir la vague du psychédélisme avec des projections de visuels sur les murs, une démarche novatrice sur la scène underground londonienne entre 1966 et 67.
Rappelons au passage que Pink Floyd ne signifie pas « Flamant rose » mais reprend simplement les patronymes de deux obscurs bluesmen américains Pink Anderson et Floyd Council. Après l’éviction de Barrett pour cause de consommation excessive de substances hallucinogènes, le bassiste et chanteur Roger Waters reprend les rênes du groupe, aidé par le nouveau guitariste, David Gilmour. De 1968 à 1973, Pink Floyd se livrera à de multiples expériences sonores. Le groupe compose des musiques de films pour Barbet Shroeder ou Antonioni, se produit en « live » pour un ballet de Roland Petit à Marseille et même, joue dans le site archéologique de Pompei, désert pour les besoins d’un documentaire. Le groupe se forge une solide réputation dans le milieu du rock dit progressif avec des plages musicales pouvant atteindre près de 20 minutes.
Puis vient le succès commercial de « Dark side of the moon », dont les morceaux plus courts et plus percutants touchent le grand public et marquent une génération. Le groupe enchaîne avec un autre énorme succès, l’album « Wish you were here » en 1975 et joue désormais dans des stades de 80.000 places aux Etats-Unis.
Sous l’impulsion de Waters, les paroles deviennent plus engagées. Dans « Animals » sorti en 1977, le groupe adapte à sa façon « La ferme des animaux » de George Orwell. Mais les musiciens commencent à subir le poids de leur notoriété. A Montréal, excédé par le comportement d’un fan vociférant, Waters lui crache au visage. Il se sent littéralement coupé du public et c’est ce qui lui inspirera son prochain chef d’œuvre « The Wall », un concept-album décrivant la solitude et la paranoïa d’un chanteur de rock prénommé Pink qui s’enferme dans un mur intérieur.
A partir de là, Waters s’auto-proclame chef du groupe, vire le claviériste Rick Wright et se met définitivement à dos David Gilmour. Après un dernier album sorti en 1983, « The final cut », le bassiste quitte le groupe pour une carrière solo mais ne connaîtra jamais plus les sommets, tandis que Pink Floyd, désormais sous la houlette de Gilmour, continuera à remplir les stades.
Waters sortira seulement une demi-douzaine d’albums d’une qualité musicale inégale de 1984 à 2017, mais son prestige restera intact tant en Europe qu’aux Etats-Unis.
Merci encore à Patrick Ducher, chroniqueur pour le site culturel Cineartscene, qui a eu la chance de voir le concert de Waters, à la Halle Tony Garnier de Lyon en mai dernier et à qui je dois cette chronique. 
Vous pouvez , bien évidemment, l’écouter  sur ouest-track.com, en podcast à la date du 1er juillet 2018.

CD

The wall, Pink Floyd

Un entretien  :

Bibliographie
The dark side of the moon, par Philippe Gonin (Edition Le mot et le reste, 2018)
The wall, par Philippe Gonin (Edition Le mot et le reste, 2015)
Chronique du concert de Roger Waters à Lyon, mai 2018
Chronique du concert de David Gilmour à Arc-et-Senans, juillet 2016

       

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