L’Affaire Arnolfini : un plaidoyer pour l’observation minutieuse d’un tableau…

L’Affaire Arnolfini Les secrets du tableau de Van Eyck Jean-philippe POSTEL/Daniel PENNAC – Préfacier

Le portrait dit des Époux Arnolfini a été peint par Jan Van Eyck en 1434 : énigmatique, étrangement beau, sans précédent ni équivalent dans l’histoire de la peinture…
 
C’est l’un de plus célèbres tableaux du monde. Conservé depuis 1843 à la National Gallery de Londres, ce panneau de moins d’un mètre de haut se voit intitulé, pour des raisons de commodité, «Les époux Arnolfini» (1). Son auteur ne fait aucun doute. Il s’agit de Jan van Eyck, qui l’a pourvu d’une très visible signature. L’œuvre porte une date, 1434. Le caractère alambiqué de l’inscription en caractères gothiques, «Jan van Eyck fut ici en 1434», ne permet cependant pas de savoir si c’est l’année de sa création ou si l’événement rapporté s’est déroulé cette année-là.
 
Le tableau montre un couple bourgeois et prospère. L’homme et la femme ne se regardent pas. Lui tient une main en l’air, dans l’attitude du serment. Elle lui tient la main. Il y a devant eux un ravissant petit chien dont le reflet ne se retrouve pas sur le miroir placé au fond du décor de chambre. Postel va donc se lancer, à la suite de Margaret L. Koster (2003) dans une histoire de mort. http://www.bilan.ch/etienne-dumont/courants-dart/livreles-epoux-arnolfini-de-van-eyck-disseques-jean-philippe-postel
 
Il faut peut-être rappeler d’abord, parmi les raisons possibles, pourquoi ce tableau serait important dans l’histoire de l’art. Ce serait la première fois qu’un homme et une femme sont représentés dans une chambre.(…)
Cette enquête est aussi un plaidoyer pour le regard, pour l’observation minutieuse. On est tenté de penser à Daniel Arasse et à ses travaux sur le détail en peinture. Jean-Pierre Costille
https://clio-cr.clionautes.org/l-affaire-arnolfini-enquete-sur-un-tableau-de-van-eyck.html
 
http://www.franceculture.fr/emissions/les-regardeurs/les-epoux-arnolfini-1434
 
       

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Présidente de la MCH

Commentaires

  • By Isabelle Royer - on

    “Un tableau ancien doit se déchiffrer comme un manuscrit, on y trouve un texte, un sous-texte, des symboles, une histoire….Les époux Arnolfini nous présente un rébus dont on ne possède plus la clé….
    Si le doute existe, c’est que ce tableau marque le début d’une prise de conscience, celle de la subjectivité de l’artiste.”
    Guillaume Erner, Charlie Hebdo n°1261, 21 septembre 2016

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