La maison, huis clos

Si l’on nous demandait le bienfait le plus précieux de la maison, nous dirions : la maison abrite la rêverie, la maison protège le rêveur, la maison nous permet de rêver en paix.”
Gaston Bachelard, La Poétique de l’espace (1957)

https://www.philomag.com/lactu/vivre-sans-se-cogner-dans-les-coins-avec-georges-perec-42844?utm_source=Philosophie+magazine&utm_campaign=e9e6ac9953-pmfr20190915nl28_COPY_01&utm_medium=email&utm_term=0_dee8ebacdf-e9e6ac9953-218687684&ct=t(pmfr20190915nl28_COPY_01)

L’écrivain Georges Perec, auteur de “La Vie mode d’emploi” et des “Choses”, interroge en métaphysicien notre environnement le plus quotidien. Dans “Espèces d’espaces”, il nous apprend à évoluer dans un monde restreint, à se laisser surprendre par le banal.

« Vivre, c’est passer d’un espace à un autre en essayant le plus possible de ne pas se cogner. » Pour les confinés que nous sommes, cette drolatique définition de l’écrivain Georges Perec (1936-1982) ouvre des espaces philosophiques infinis ! Jusque-là, nous passions sans y penser de notre lit à la salle de bains, de notre appartement à l’escalier, du porche de l’immeuble à la rue, de la rue aux couloirs du métro, du métro à un autre quartier, puis à un autre immeuble, à un bureau, et du bureau au resto du coin, et, parfois, on rentrait à pied, en longeant la gare du Nord ou bien le canal, ou bien en faisant un détour pour acheter le pain ou bien en s’arrêtant à une terrasse de café. On se cognait rarement. Claquemurés chez nous, forcés à la résidence unique, on n’arrête pas de se cogner. Privés de dehors, nous nous sentons privés d’espace. « Espace. Espace libre. Espace clos. Espace Forclos. Manque d’espace. Espace compté. Espace vert. Espace vital. Espace critique » : les premiers mots de Georges Perec dans Espèces d’espaces (Éd. Galilée, 1974) semblent avoir été écrits hier, premier jour du printemps 2020, pour une habitante ordinaire confinée dans un appartement parisien ordinaire….Par Catherine Portevin

Si Perec, dans son essai, rêve à la page comme à l’espace plane de son lit, ou à la surface verticale des façades d’immeubles aperçues lors de ses flâneries parisiennes, Aurélien Bory, lui, s’autorise des déploiements tous azimuts dans le cadre de scène : en largeur, en hauteur, en volume…

C’est l’homme (l’espèce) qui fait l’espace nous disent Perec/Bory et tous les interprètes – y compris la cantatrice Claire Lefilliâtre qui, au pied du mur, vient chanter des amorces de lieder romantiques – finissent par y trouver leur place. En s’y lovant doucement, en s’y perchant comme des oiseaux.

Aurélien Bory cherche depuis toujours, entre cirque, danse et dispositif plastique, à apprivoiser la matière et les perspectives…https://www.telerama.fr/scenes/aurelien-bory-apprivoise-les-espaces,145440.php

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