Des raisons d’aimer le théâtre….

On ne programme pas assez de Commedia dell’arte, théâtre populaire italien, né au XVIe siècle. Pourtant ces acteurs masqués qui improvisent des comédies savent susciter des fous rires et des jubilations égales aux leurs.

Nous l’avons vérifié en ouverture du festival de Théâtre amateur le 24 mars au Petit théâtre. Gislaine Chastanet avait invité 10 comédiens** passionnés, jeunes élèves de 3ème année de l’Académie internationale des Arts du spectacle*. Ils ont joué Scaramuccia de Carlo Boso.Avec énergie, avec fougue, dans cette relation familière au public qui crée une famille !

 Même les spectateurs ronchons ont cédé aux fous rires ! Des allusions inattendues à notre actualité commune, des effets de surprise  (« Ahhhhhhh, Christine Lagarde ! »), des références au cinéma (ah les ralentis ! ah le Titanic !) créent une connivence jubilatoire…Question de rythme, de jeu des comédiens, de variations dans les scènes, entre duels, poursuites, embuscades, rendez-vous galants (ah Cyrano !)… et j’en passe ! on n’a pas envie d’être ailleurs !

 

Les histoires d’amour finissent bien, les combats d’escrime sont vifs et les deux jeunes filles déguisées en hommes essaient de suivre quelques règles improbables de virilité !!

Et hop la petite bande de Scaramouche, « petit batailleur » ordonnateur en chef des complots, duels et mariages, nous a mis dans sa poche !

 Que nous apprend ce plaisir partagé ? Que des spectateurs adhèrent à toutes les formes de théâtre, professionnel, amateur, de rue, d’improvisation, pourvu qu’elles répondent à des exigences de travail, de respect du public et de bonheur des comédiens. Que les pratiques artistiques séduisent beaucoup de monde, toutes générations confondues. Que les artistes sont des artisans d’émotions, de révélation du monde et de fraternité.

La culture serait-elle le bien commun le mieux partagé ? Certes, les arts ne sont plus ces OVNI réservés à quelques-uns. La culture est éparse dans des lieux non traditionnels ou patrimoniaux, les acteurs  vont vers les publics.

Mais que chacun ait la chance de les découvrir est encore un chantier.

Parlons-en ! L’association MCH vous invite à sa Grande conversation le 21 mai à  partir de 9h30 au conservatoire Honegger : « Ça passe ou ça casse. Quel bien commun est la culture ? ».

Isabelle Royer, présidente

*L’Académie Internationale Des Arts du Spectacle est à la fois une une école de formation professionelle pour comédiens en trois ans, multidisciplinaire (expression théâtrale, chant, pantomime, danse, escrime théâtrale) et un centre de création artistique, où sont réalisés tout au long de l’année au moins trois spectacles par promotion issus du répertoire classique et contemporain ainsi que de Commedia dell’Arte. Depuis 2004, l’Académie donne à ses comédiens diplômés la possibilité de créer leur propre compagnie. C’est aussi un centre permanent d’ateliers de théâtre pour enfants et adolescents ainsi que pour adultes amateurs.

**Carlo Boso : Mise en scène
Elena Serra : Pantomime
Florence Leguy : Escrime et combats
Nelly Quette : Chorégraphies
Sinda Elatri : Chant
Cloé Courcelle, Camilla Suppa : Costumes
Stefano Perocco di Meduna : Masques
Catherine Gargat : Maquillage

Distribution : Anthony Bechtatou, Giacomo Bisceglie, Lisa Boutet, Valentin Draghi, Estella Gaglio Mastorakis, Jeanne Godard, Nicolas Jonqueres, Clément Joubert, Zelia Pelacani Catalano, Valerio Zaina

 

       

A propos de l'auteur

Présidente de la MCH

Ajouter un commentaire

Rubrique des spectateurs

 
  Smart factory, la fabrique d’œuvres d’art, au Tetris Il resta silencieux pendant un long moment Il se tut pendant un moment Il était
            Il est des fictions qui rassemblent toutes les générations, et cela sur plusieurs années. Le Prisonnier, série télévisée de
Depuis le 8 mars, le Musée d’Art Contemporain de Lyon, présente une gigantesque exposition sur deux étages, où les travaux de 34 artistes, des
  On peut aimer les musées silencieux et pouvoir arpenter leurs salles en compagnie paisible et recueillie. On peut aimer se sentir seul devant les œuvres,
L’échange est essentiel pour faire découvrir et aimer l’art aux publics qui n’y ont pas accès.
Amener La Joconde à Sevran, au milieu des HLM ? C’est l’un des buts de la Micro-Folie, un musée numérique implanté dans le quartier des Beaudottes en janvier 2017.
La meilleure façon de décrire le « jeune cosmopolite esthétique » que nous avons rencontré, c’est de dire qu’il est à l’aise partout.
Manga, pop coréenne, série islandaise… Grâce à Internet, les moins de trente ans s’approprient librement une culture désormais mondialisée. Ce qui enrichit leur identité, selon

La MCH sur Facebook

 
Nos bons plans
sur notre sélection de spectacles ...
Coups de coeur
Les événements à ne pas manquer...
J'adhère à la MCH
Téléchargez le bulletin d'adhésion ...
Créer un profil
pour soumettre mes événements ...