Bref compte-rendu de la réunion du 10 déc 2014

PROCHAINE REUNION LE 2 FEVRIER 2015 A 17H AU DEAUVILLE (face banque de France)

Nous étions 6 : Annie, Christophe, Christine, Michèle, Josépha et moi, à L’Air du thé.
1/ Nous avons fait le tour de ce que nous avions vu.
Annie a vu le dernier film de François Ozon, Une nouvelle amie avec Romain Duris, elle souhaite en parler avec quelqu’un qui l’a vu, étant restée perplexe. Assisté à une table ronde sur L’alcool et les addictions au travail (pour pouvoir supporter un travail dur, ou un supérieur hiérarchique…par ex), au CCI, très intéressante.
Christophe découvre le 1er roman du Havrais John Cerbert, Jo Jockson, l’esprit criminel. A vu Les époux, comme Christine et moi.
Christine fait le lien entre Les époux d’AL. Liégeois, la rencontre avec Lola Lafon pour “La petite communiste” et Requiemmachine de la polonaise Marta Gomicka, comme évocations de dictatures de l’Est.

© Niki de Saint Phalle / Niki Charitable Art Foundation, 2014

© Niki de Saint Phalle / Niki Charitable Art Foundation, 2014

 

Josépha a vu l’exposition au Grand Palais sur Niki de Saint Phalle
http://www.grandpalais.fr/fr/niki-de-saint-phalle qui lui a beaucoup appris sur cette artiste malmenée dans son enfance et fascinée par la “mère”.

Jusqu’au 2 février 2015. Elle présente aussi le I need more aux Bains-Douches dont elle aime la programmation décalée et humoristique.
Michèle Chomet présente un Faust et usages de Faust d’Emilie Valantin spectacle de marionnettes à Lillebonne  :
http://automne-en-normandie.com/fr/faust-et-usages-de-faust

et La lanterne magique le 18 nov à Pont Audemer dans le cadre d’Automne en Normandie : LIEN

Je décris La grande guerre d’Arthur Sauer et Les nègres de Genet mis en scène par Bob Wilson avec intelligence

http://www.festival-automne.com/edition-2014/robert-wilson-les-negres.
C’est audible, digne, provocateur comme Genet et de toute beauté !
Dans ce contexte nous regrettons vivement l’arrêt d’Automne en Normandie, en raison de la qualité des spectacles proposés, souvent d’avant-garde : ce festival nous manquera !

 

2/ Nous analysons ensemble Les époux mis en scène par Anne-Laure Liégeois, ainsi que Requiemmachine.
Quelques articles suivront…
Merci à tous !
à suivre…
Isabelle

« Pour moi, tout théâtre est d’abord de la danse », confiait Robert Wilson, en mars, au début des répétitions des Nègres de Jean Genet aux Ateliers Berthier. Une pièce qui l’avait beaucoup impressionné lorsque, encore étudiant à New York, il l’avait découverte, mais à laquelle il ne s’était encore jamais attaqué jusqu’à aujourd’hui. De la danse, donc. Le mouvement, et l’espace. Tout commence par là chez Robert Wilson : avant les répétitions, avant d’y faire résonner un texte, il s’agit d’abord pour lui d’inventer et d’animer un espace. Il commence toujours par élaborer l’architecture dans laquelle ses comédiens vont évoluer, architecture dont la lumière – dans toutes ses textures, ses couleurs, ses mouvements – est un élément primordial. L’intuition de départ peut jaillir de partout : pour Les Nègres, c’est l’image d’une maison dogon qui lui a inspiré ces courbes et ces volumes quasi abstraits. Ensuite vient la musique – en l’occurrence, celle du saxophoniste Dickie Landry, que Robert Wilson avait déjà sollicité en 2010, avec Ornette Coleman, pour accompagner 1433. The Grand Voyage. Une fois seulement délimité ce cadre, il devient possible d’y faire vibrer le texte – et de le faire résonner chez le spectateur. Texte riche et périlleux que celui de ces Nègres, cette « clownerie » écrite en 1948 par un Genet presque quadragénaire et de plus en plus en colère, de plus en plus engagé (douze ans avant son engagement dans le mouvement des Black Panthers aux États-Unis). C’est une pièce gigogne, qui évolue en permanence sur le fil séparant le rituel et le virtuel, l’artifice et le réel. Mais le théâtre de Robert Wilson n’est-il pas un théâtre de funambule ?

       

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Présidente de la MCH

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