AVIGNON 2019 – Festival OFF – Interview des spectatrices après Ma Colombine d’Omar Porras

INTERVIEWS DE SPECTATRICES après « Ma Colombine »
Pièce d’OMAR PORRAS au théâtre Gilgamesh

Entretiens menés par Isabelle Royer

Ma Colombine est un solo écrit par Fabrice Melquiot pour Omar Porras inspiré de l’histoire de ce dernier, de la Colombie qu’il garde enfouie en lui, de bribes de vie cueillies depuis l’enfance et mises en touffes par un poète dont le regard travaille les mots du souvenir via l’étrangeté des rêves…

MA COLOMBINE

d’après Fabrice Melquiot

SYNOPSIS

Fabrice Melquiot a découvert le travail d’Omar Porras en 2001 avec Ay ! QuiXote, au Théâtre de la Ville de Paris et en est sorti durablement marqué. 
De l’histoire d’un homme est né poco a poco un conte, peut-être philosophique, où il n’y a pas de frontière, où l’on saute à la perche au-dessus de l’océan, où l’on parle à la lune, où naissent des visions.
Ma Colombine est une traversée du miroir d’Alice, où l’artiste a le nom de ses ancêtres indigènes et de ses rêves, au cœur des métamorphoses.
FABRICE MELQUIOT –
Né en 1972, Fabrice Melquiot est auteur de poésie et de chansons, mais surtout de pièces de théâtre (plus de cinquante aujourd’hui)
Depuis l’été 2012, il dirige également le Théâtre Am Stram Gram, à Genève.
OMAR PORRAS – Né en 1963 à Bogotà, Omar Porras fonde à Genève le Teatro Malandro en 1990. Depuis, il n’a eu de cesse de nourrir son art de metteur en scène de traditions pluriculturelles que ce soit pour des opéras (L’Élixir d’amour en 2006, Le Barbier de Séville et La Flûte enchantée en 2007, La Périchole d’Offenbach en 2008, La Grande-Duchesse de Gérolstein en 2012) ou avec Faust (1993), Othello (1995), Roméo et Juliette (2012), Les Bacantes (2000), Ay! QuiXote (2001), El Don Juan (2005), Pedro et le commandeur (2006), Les Fourberies de Scapin (2009), Amour et Psyché (2017), ou La Visite de la vieille dame (1993), Ubu Roi (1991), Noces de sang (1997), L’Histoire du soldat (2003), Maître Puntila et son valet Matti (2007), Bolivar : fragments d’un rêve (2010), L’Éveil du printemps (2011) ou La Dame de la mer (2013).
J’ai proposé à Omar qu’il soit lui-même l’objet du spectacle, qu’il en soit l’inspirateur, que le spectacle cerne sa forme, son rythme, ses enjeux, son souffle, dans sa propre biographie, saisie par fragments, par bribes, de son enfance à aujourd’hui.
C’est ainsi que je vois Omar : jeune homme qui un jour a quitté son pays, dans l’attente d’être avalé par une baleine qui l’aimerait assez pour lui servir de toit, Jonas qui consent à être dévoré par le théâtre, exilé qui se sent bien partout et nulle part, clown qui marche, un livre sous un bras, convaincu que si la nuit tombe, il saura la rattraper avant qu’elle ne s’écrase…
J’ai écrit la pièce suite à un voyage que nous avons fait en Colombie, Omar et moi, en juin 2017. Retour aux sources, à Tuta, Pacho et Bogota…
 Dans cette histoire qui est la sienne, Omar Porras ne s’appelle plus Omar Porras, il porte le nom de ses ancêtres.Ici, un rêve a pris racine entre deux continents. Puis, un petit garçon l’a déraciné. Depuis, il le plante et le déracine, frénétiquement, de spectacle en spectacle, de théâtre en théâtre. Le plante et le déracine. Le plante et le déracine. C’est de ce rêve dont on parle. Ce grand rêve d’un théâtre vital, nécessaire, joyeux, comme peut l’être une chanson, comme peut l’être un voyage, comme peut l’être un ami ou un amour, comme peut l’être un poème. Fabrice Melquiot

 
Ma Colombine est le récit d’un voyage poétique avec Fabrice Melquiot. Ce poète a assumé des pactes symboliques, comme grimper avec moi sur le toit de la Cordillère des Andes à plus de 2600 mètres pour dialoguer avec la lune, afin de voir de très haut notre vie se déployer comme le splendide plumage translucide du paon sur la face éclairée du miroir lunaire du temps…
Cet acte poétique, ce solo en scène, avec le public comme seul partenaire, raconte ces pays qui dorment en moi, ces pays qui sont devenus des univers, changeants comme une rivière, qui vivent et s’expriment en moi comme le corps ardant d’une flamme. Ce corps éclairera sur scène un cabinet magique d’images, une bibliothèque de métaphores sonores ; ce corps en danse, en transe, occupant l’espace, deviendra paysage, cordillère vertébrale de mes ancêtres, de mon aujourd’hui, de mon demain. Omar Porras
 

PRESSE FESTIVAL OFF AVIGNON

       

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