Bonjour à tous,

Et bienvenue à vous, ce petit noyau de fidèles, vous avec qui nous travaillons depuis longtemps et sans qui rien ne serait possible !
Hommage tout d’abord à Khamsa Berrehil qui vient de mourir, après avoir vécu dans son métier et ses amitiés le partage des expériences et des expressions de tous, tant elle croyait à la dignité de tous, quelles que soient les origines et les personnalités. C’est le forum de l’association « Expressions algériennes » en 1995 qui nous avaient rapprochées. Et elle a fait partie un temps de notre conseil d’administration, avec son énergie et sa tolérance.

Je relisais les rapports moraux présentés à notre Assemblée depuis 2008. Il m’apparait que nous sommes un espace de partage et d’action.
Si l’on fait un rapide bilan, nous constatons que notre association MCH trace son sillon sans faiblir, avec ténacité et conviction.

Est-il utile de rappeler que pour nous l’être humain n’est pas uniquement un « homo economicus », dont seuls les besoins matériels doivent être satisfaits (c’est un minimum et un préalable, bien sûr ! d’autant que les Français ont le sentiment de vivre dans une société à la fois profondément inégalitaire et discriminatoire).
Par notre histoire, nous sommes attachés aux idéaux des fondateurs des Maisons de la culture.
Ce sont les œuvres de l’esprit et du cœur, notamment grâce à l’énergie créatrice des artistes, qui construisent l’individu, c’est l’interdépendance entre les êtres qui les rend forts. C’est pourquoi notre principal objectif est de partager avec le plus grand nombre possible la fréquentation et la connaissance des arts.

1/ Pour la « culture partagée », nous avons défini notre identité, celle d’une « maison de la culture virtuelle » grâce aux technologies numériques dont nous nous sommes heureusement emparés.

Merci à David Loureiro, artiste et webmaster, pour notre site participatif (2255 clics : c’est la capacité d’accroche des annonces qui influencera le taux de clics ; et 66411 impressions-(nombre de liens vers votre site ), et la plupart de nos moyens de communication.
Notre page Facebook aussi est importante pour partager les informations et les analyses culturelles de tous les « amis » (au 6 mai, 2115 personnes, 1233 vues de vidéos).
Consultez-les pour vous informer ou annoncer un évènement.
Sachez qu’en 2014, plus de huit Français sur dix étaient connectés. Près d’un particulier sur deux utilisait un smartphone pour accéder à l’internet en France. Internet permet notamment de mettre en ligne pour les partager les contenus culturels via les réseaux sociaux et les blogs.

Nous publions également 3 journaux par saison sous le signe de « l’art comme l’air qu’on respire ».
Notre souhait est que notre site soit un outil de relations réciproques entre les artistes et les spectateurs.
En tant que « publics », nous suivons toujours avec attention la concertation menée depuis deux ans, en vue de réformer les annexes VIII et X, réglementant l’assurance-chômage des intermittents, techniciens et artistes : leurs revendications essentielles ont été intégrées le 28 avril. (507 heures en 12 mois et non en 10 et demi). A suivre….

2/ Cette saison a aussi été marquée par nos actions de spectateurs.
Que serions-nous si nous nous contentions d’aller au spectacle et d’inviter nos concitoyens ?
Nous savons qu’en volume, la « consommation » de spectacles vivants a plus que doublé en vingt ans. Mais d’après la dernière enquête d’Olivier Donnat, « Inégalités culturelles, qu’en pensent les Français ? », le manque d’ambition des pouvoirs publics en matière de démocratisation de la culture est déploré.
Je vous rappelle que la culture compte plus de 344 000 entreprises, 265 000 associations culturelles et 645 000 emplois. Près de 2 500 spectacles de théâtre, cirque ou danse ont été programmés par les théâtres nationaux et les structures labellisées (sans comptabiliser les autres).
Une grande majorité des Français veut que les pouvoirs publics favorisent l’accès à l’art et à la culture, plus de la moitié (55%) se prononce même pour une politique plus ambitieuse dans ce domaine. Hélas, l’enseignement artistique est la branche la plus modeste de la culture.
Notre association a donc tout à fait sa place dans ce travail de démocratisation.

De notre côté nous expérimentons que le spectacle peut offrir des moments forts mais qu’il est éphémère.
Ces émotions, nous voulons les partager avec le plus grand nombre possible de nos concitoyens.

Les partager en fréquentant les lieux culturels (nos « Bons plans » places à tarif réduit, Christophe Manchon au Volcan et à Rouen et Annette Maignan à Caen), en échangeant sur ce que nous avons vu (nos « Apéros des spectateurs »), en interrogeant des artistes, des spécialistes et des professionnels ( nos « Conversations »).
Vous avez pu cette année offrir des places à tarif réduit autour de vous, lire nos articles rédigés à la suite de nos rendez-vous mensuels, et participer à nos 3 débats.
– Ceux qui ont « pris » L’Apéro des spectateurs ont discuté avec ardeur de leurs découvertes. Ils ont pointé comment les artistes nous ont rendu accessible ce que nous peinions à comprendre, comment ils nous ont rendus nous-mêmes sensibles à quelque chose de la vie, de notre être et des autres. En lisant le recueil des articles, vous verrez que s’y dessine un spectateur curieux, sensible, et enrichi par la mise en commun.

– Ceux qui ont pu venir à nos Conversations organisées en partenariat, avec la Manicle sur « La nécessité de créer » (Catherine Désormière), avec le Tetris, sur « La chanson en français » (Christine Baron), avec le Volcan, sur « Le texte en scène »(Catherine) ont pu juger de la qualité de nos invités et de l’intelligence de la réflexion et de la discussion : quel bonheur !

3 / De quoi ferons-nous notre avenir ?

Nous allons enfin publier, après notre livre de photos de 50 ans de spectacles, notre ouvrage sur « L’Histoire de la MCH, Culture et démocratie » cet été. Je porte ce projet depuis 2012 grâce à la rencontre avec un collègue de l’éditeur des PURH aux Yeux d’Elsa. Nous l’avons porté à bout de bras, avec Sylvie Barot ! J’attends le Bon à Tirer dans les prochains jours….

Près de 35 contributeurs, auteurs, acteurs, historiens l’ont composé.
C’est une part importante de l’histoire du Havre qui fut pionnière dans ce domaine. Le livre est capital, pour les habitants, et plus largement, tous ceux qui sont intéressés par la vie et la politique culturelles, ici et ailleurs.
Pour le Volcan et son conseil d’administration où nous envoyons dorénavant un représentant (le ou la président(e) comme personnalité qualifiée (cf la modification de nos statuts dans ce sens), c’est aussi indispensable.
Nous comptons également sur l’ouverture des archives de la MCH aux chercheurs qui nous sollicitent régulièrement.
Rendez-vous à la rentrée pour fêter cet évènement, autour de la mémoire et de la transmission.

Ce regard sur le passé ne fait pas de nous des « anciens combattants », il nous donne une responsabilité pour aujourd’hui.
C’est au 21ème siècle que nous vivons, avec ses enthousiasmes, ses inventions mais aussi ses crises, et même ses horreurs.
C’est pourquoi il est temps de porter une nouvelle ambition, celle de rassembler les générations dans les plaisirs de l’intelligence partagée, de la création et des arts. Nous avons tout à apprendre des uns et des autres, pour le plus grand bien de tous. Voyez comme les plus jeunes générations se sont, à leur façon, investies dans les pratiques culturelles.

Tourner un film (Abdoulay Diop de l’université), organiser un festival reconnu (Grain à démoudre), éditer une revue culturelle (Michel)….autant d’exemples formidables et dignes de notre soutien. Il y en a d’autres. Je pense au collectif Les Amarts d’une 30taine d’artistes installés dans une friche place Danton : « L’art parle à tous et rassemble. Tout le monde se connaît, on retrouve toutes les générations…déclare le président Miguel Do Amaral. Josépha peut vous en parler.

Il me semble que rassurés sur ce que sommes et sur ce que nous pouvons faire, c’est le moment d’élargir notre vision.
En effet, notre association rassemble des « publics », ils sont partie prenante aux côtés des professionnels, des décideurs, des artistes, ils ont toute leur place. Nous avons des choses à dire, des actions à mener, des valeurs à défendre, vous êtes les premiers à le savoir.
Certains parlent de société de « défiance », entre les classes sociales, entre les générations, compartimentée entre des groupes étanches. Pour notre association, la culture est un « bien commun », c’est la leçon de notre histoire !
A nous de travailler à la construction d’une société de confiance, non pas dans l’angélisme, mais dans la reconnaissance des talents de tous.

Je vous invite donc à voter sur ce rapport moral, son bilan et surtout ses orientations pour l’avenir. Merci.
Isabelle Royer

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